janvier 2019

Le forum des 25 ans de l’ingénierie et du management de la santé à Angers a été organisé par les étudiants de la spécialité « Ingénierie des Secteurs de Santé et des Bioproduits Associés » de l’ISTIA, l’école d’ingénieurs de l’université d’Angers. Cette journée qui s’est déroulée le samedi 13 janvier 2018 a débuté par deux conférences plénières en matinée et s’est poursuivie par deux tables rondes l’après-midi. Elle a permis de rassembler une cinquantaine de personnes (professionnels, professeurs, étudiants et diplômés) pour initier une réflexion prospective sur les freins et les leviers que peuvent constituer la qualité et la sécurité sur l’innovation en secteurs de santé. L’innovation, qu’elle soit technologique ou organisationnelle, implique des changements qui, comme tout changement, génèrent des questions récurrentes perçues comme des contraintes aux niveaux éthiques, juridiques, normatifs et réglementaires et qui pourtant doivent concourir à garantir la sécurité des utilisateurs et des usagers.

Les deux conférences assurées par deux experts, [structures de soins ou industries de santé] et les tables rondes assurées par des anciens diplômés ont été axées sur la perception de chacun sur son secteur d’activité respectif « La qualité et la sécurité représentent-elles des freins ou des leviers au développement d’innovations technologiques performantes en santé ? »

L’innovation technologique dans le secteur de la santé pourrait être un levier puissant pour relever les défis tant quantitatifs que qualitatifs de notre système de santé. Depuis le début de la décennie, on observe un fort accroissement des innovations en santé (dispositif médical, médicament, diagnostic). Cela se traduit notamment par le nombre de nouvelles molécules mises sur le marché au niveau mondial.

Néanmoins, l’arrivée de ces innovations technologiques censées représenter une opportunité pour moderniser et améliorer l’efficacité de notre système de santé ; soulève la question éthique de la sécurité du patient. Elle génère, malheureusement trop souvent, en réaction à de réelles préoccupations de santé publique, un durcissement de la réglementation et une inflation des normes (bonnes pratiques, lignes directrices). Les innovations sont alors davantage perçues comme une contrainte (nouvelle réglementation) ou comme une menace (coûts générés).

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